6espèces observables

Voir les baleines aux Canaries : Tenerife et La Gomera toute l'année

Le détroit entre Tenerife et La Gomera abrite l'une des concentrations de cétacés résidents les plus accessibles de l'Atlantique, grâce à des fonds qui plongent à plus de 3 000 m à quelques milles du rivage. Les globicéphales tropicaux et les grands dauphins sont présents chaque mois de l'année ; cachalots et rorquals s'y ajoutent selon les saisons. Voici ce qu'il faut savoir pour préparer une sortie sérieuse et respectueuse des animaux.

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Jan. – Déc. saison d'observation
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Où observer
Tenerife & La Gomera
Canaries, Espagne
6 espèces≈ 70–110 € · sortie 2–3 h
Calendrier de présence
mois favorable
Prix moyen
≈ 70–110 €
Durée
2 – 3 h
Format
Zodiac · grand bateau
Meilleur mois
Janvier

Pourquoi le détroit Tenerife–La Gomera est un hotspot mondial de cétacés

La présence permanente de cétacés dans ce détroit n'est pas un hasard. Plusieurs mécanismes écologiques se combinent pour créer des conditions exceptionnelles, et les comprendre aide à mieux anticiper ce que l'on va observer.

Une bathymétrie abrupte au pied du rivage

La côte ouest de Tenerife est bordée par un talus sous-marin très prononcé. En moins de 5 kilomètres nautiques depuis Los Gigantes, les fonds atteignent 3 000 à 3 500 mètres. Les espèces adaptées aux grandes profondeurs, comme le cachalot (Physeter macrocephalus) ou le globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus), trouvent ici leur habitat de chasse à portée des embarcations côtières. C'est une configuration rare en Méditerranée ou sur les côtes atlantiques françaises.

Des eaux stables entre 19 °C et 25 °C

La température de surface varie peu tout au long de l'année dans ce secteur, entre 19 °C en hiver et 25 °C en été. Cette stabilité thermique supprime la nécessité de migrations saisonnières pour les espèces résidentes. Les globicéphales et les grands dauphins n'ont aucune raison de quitter ces eaux, ce qui explique leur présence constante (rapport SECAC, 2019).

Le courant des Canaries et l'upwelling

Le courant des Canaries longe la côte africaine du nord vers le sud et génère localement des remontées d'eaux froides et riches en nutriments, un phénomène appelé upwelling. Ces eaux enrichies alimentent des chaînes trophiques denses : zooplancton, petits poissons pélagiques, céphalopodes. Les cétacés suivent cette abondance alimentaire. Les opérateurs locaux et les chercheurs du programme CETACEOS signalent régulièrement des agrégations de proies corrélées aux zones de plongée des cachalots.

Pourquoi les espèces résidentes ne migrent pas

La combinaison bathymétrie profonde, eau tempérée stable et ressources alimentaires disponibles en permanence crée un environnement où la migration n'apporte aucun avantage. Les études de photo-identification menées localement montrent que certains individus de globicéphales sont recensés dans le même secteur sur des périodes de plusieurs années (données SECAC, 2019). C'est cette sédentarité qui rend les Canaries uniques à l'échelle de l'Atlantique nord-est.

Les espèces à reconnaître sur l'eau : souffle, silhouette, comportement

Identifier une espèce depuis un pont de bateau demande quelques repères simples. Voici les critères les plus utiles pour chaque espèce rencontrée dans le détroit.

Globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus)

La tête est arrondie, en forme de melon proéminent, sans rostre visible. La nageoire dorsale est large à la base, falciforme, positionnée au premier tiers du dos. La robe est gris foncé à noire, avec une selle gris clair derrière la dorsale. Les groupes sont souvent compacts, en surface prolongée, ce qui facilite l'observation. Taille adulte : 4 à 6 mètres.

Cachalot (Physeter macrocephalus)

Le souffle est oblique, orienté vers la gauche et vers l'avant, à environ 45 degrés. C'est le critère le plus fiable à distance. La tête représente un tiers de la longueur totale du corps. Avant une plongée profonde, l'animal lève ses flukes (nageoire caudale) hors de l'eau, ce qui permet la photo-identification individuelle. Les mâles adultes peuvent dépasser 15 mètres.

Grand dauphin (Tursiops truncatus)

Le rostre est court et bien défini, la robe gris moyen avec un ventre plus clair. Les grands dauphins pratiquent fréquemment le bowriding, c'est-à-dire qu'ils surfent sur l'étrave des bateaux. Ce comportement actif les distingue rapidement des globicéphales, plus lents en surface.

Dauphin tacheté pantropical (Stenella attenuata)

Les adultes présentent des taches claires sur le flanc, absentes chez les juvéniles. L'espèce est très acrobatique : sauts fréquents, rotations en l'air. La silhouette est élancée, le rostre long. Les groupes peuvent être importants, parfois plusieurs dizaines d'individus.

Rorqual commun (Balaenoptera physalus)

Le souffle est haut et vertical, pouvant dépasser 6 mètres. L'asymétrie de pigmentation de la mâchoire inférieure est caractéristique : blanc à droite, sombre à gauche. C'est le seul grand cétacé présentant cette asymétrie. La dorsale est petite, très reculée vers l'arrière du corps.

Rorqual de Bryde (Balaenoptera edeni)

Plus petit que le rorqual commun, son souffle est moins élevé. Le critère distinctif le plus fiable est la présence de trois crêtes rostrales sur le dessus de la tête, visibles de près ou sur photo. La pigmentation de la mâchoire est symétrique, contrairement au rorqual commun.

Tortue caouanne (Caretta caretta)

La carapace est brun-rougeâtre, la tête large et massive. En surface, elle reste immobile ou nage lentement. Elle n'est pas un cétacé, mais sa présence dans ces eaux est fréquente d'avril à octobre et mérite d'être signalée aux programmes de suivi.

Quand partir et quelles espèces attendre selon les mois

Les Canaries permettent de voir des baleines toute l'année, mais la composition des espèces observables varie selon les mois. Le tableau ci-dessous donne des probabilités d'observation indicatives, basées sur les données de terrain des opérateurs locaux et du programme SECAC. Aucune observation n'est garantie.

EspèceJanFévMarAvrMaiJuinJuilAoûtSepOctNovDéc
Globicéphale tropical●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●
Grand dauphin●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●
Cachalot●●●●●●●●●●
Rorqual commun●●●●●●●●●●
Rorqual de Bryde●●●●●●●●●●
Dauphin tacheté pantropical●●●●●●●●●●●●
Tortue caouanne●●●●●●●●●●

●● fréquent, ● possible, ○ rare ou absent

Résidents permanents : globicéphales et grands dauphins

Les globicéphales tropicaux et les grands dauphins (Tursiops truncatus) sont présents chaque mois sans interruption. Les opérateurs de Los Gigantes rapportent des taux de contact supérieurs à 85 % sur les sorties matinales, quelle que soit la saison.

Cachalots : hiver et printemps en priorité

Les observations de cachalots sont plus fréquentes de décembre à avril. Les eaux profondes du détroit constituent un terrain de chasse pour les mâles solitaires en particulier. En dehors de cette période, les contacts restent possibles mais moins réguliers.

Rorquals communs et de Bryde : automne-hiver

Les deux espèces de rorquals sont signalées surtout d'octobre à février. Les rorquals de Bryde (Balaenoptera edeni) semblent plus fidèles à ce secteur que les rorquals communs (Balaenoptera physalus), qui sont davantage en transit.

Tortues caouannes : avril à octobre

La tortue caouanne (Caretta caretta) est visible en surface surtout lors des mois chauds. Elle se laisse facilement approcher en surface, mais les opérateurs responsables maintiennent une distance respectueuse.

Choisir un opérateur éthique : ce que dit la réglementation espagnole et ce que je vérifie

La qualité d'une sortie whale watching ne se mesure pas au nombre d'espèces aperçues. Elle se mesure à la façon dont l'opérateur se comporte face aux animaux. Voici les critères que j'applique pour évaluer une offre, même à distance.

Le Decreto 178/2000 des Canaries

La communauté autonome des Canaries a adopté le Decreto 178/2000, qui fixe une distance minimale de 60 mètres entre tout bateau et un groupe de cétacés. Le décret interdit également à plus de trois embarcations de stationner simultanément autour d'un même groupe, et limite la durée de présence à 30 minutes par groupe. Tout opérateur ne respectant pas ces règles s'expose à des sanctions administratives. Certains opérateurs certifiés HQWW (High Quality Whale Watching) appliquent volontairement des distances plus conservatrices, souvent 100 mètres ou plus.

Les critères de la charte HQWW

La charte High Quality Whale Watching définit des standards comportementaux précis : approche lente et latérale, pas de manœuvres brusques, moteurs réduits à proximité des animaux, formation obligatoire du personnel. Un opérateur certifié HQWW affiche ce label clairement. Si ce label n'est pas mentionné, je pose directement la question avant de réserver.

Questions à poser avant de réserver

Trois questions simples permettent de trier rapidement les offres. Premièrement : y a-t-il un biologiste ou un guide naturaliste à bord, pas seulement un marin ? Deuxièmement : quel est le protocole de retrait si les animaux montrent des signes de stress (changement de direction, plongée soudaine, accélération) ? Troisièmement : quelle est la taille maximale du groupe de passagers ? Les sorties de moins de 12 personnes permettent une meilleure gestion de l'espace à bord et moins de bruit.

Signaux d'alerte à ne pas ignorer

Certains comportements sont des indicateurs clairs d'un manque de rigueur éthique : moteurs maintenus à haute puissance à moins de 60 mètres des animaux, proposition de nage avec les dauphins (interdite par le Decreto 178/2000), nourrissage des animaux, ou encerclement d'un groupe par plusieurs bateaux de la même compagnie. Ces pratiques génèrent un stress documenté sur les populations résidentes (rapport Whale and Dolphin Conservation, 2021).

Les ports de départ et la logistique sur place

Trois ports principaux permettent d'accéder aux zones de cétacés du détroit. Chacun présente des avantages différents selon les priorités du visiteur.

Los Gigantes (Tenerife)

C'est le port le plus proche des zones de présence habituelle des globicéphales, sur la côte ouest de Tenerife. Le trajet jusqu'aux premières observations est souvent inférieur à 20 minutes. Le port est plus petit que Puerto Colón, ce qui signifie moins d'embarcations simultanées sur les zones. Les falaises de Los Gigantes offrent également un contexte visuel remarquable. Les sorties durent généralement 2 h à 3 h.

Puerto Colón / Costa Adeje (Tenerife)

C'est le port avec le plus grand nombre d'opérateurs disponibles. L'offre est plus variée en termes de type d'embarcation et d'horaires. En contrepartie, le trajet vers les zones de globicéphales est plus long, et la concentration de bateaux sur les zones peut être plus élevée en haute saison. Les sorties durent plutôt 2 h 30 à 3 h 30. Je recommande de vérifier attentivement la certification HQWW des opérateurs depuis ce port, précisément parce que la concurrence y est forte.

San Sebastián de La Gomera

Les sorties depuis La Gomera sont généralement plus intimistes, avec des groupes plus petits. La traversée en ferry depuis Los Cristianos dure environ 50 minutes et constitue elle-même une occasion d'observation. Les opérateurs locaux rapportent des contacts réguliers avec les globicéphales dans le détroit côté gomero. C'est une option intéressante pour ceux qui souhaitent combiner l'observation avec la découverte de l'île.

Heure optimale et durée des sorties

Les sorties matinales (départ entre 8 h et 10 h) bénéficient d'une mer généralement plus calme sur la côte sous le vent de Tenerife, et d'une lumière favorable pour la photographie. Les conditions se dégradent souvent en début d'après-midi avec la brise thermique. Une durée de 2 h 30 à 3 h est suffisante pour une observation sérieuse sans surcharger les zones.

Budget, réservation et ce qu'inclut vraiment une sortie

Le prix affiché ne reflète pas toujours la qualité réelle de la sortie. Voici comment lire une offre au-delà du tarif.

Fourchette de prix

Les sorties whale watching aux Canaries se situent généralement entre 35 € et 75 € par adulte. Les tarifs les plus bas correspondent souvent à des catamarans à grande capacité depuis Puerto Colón. Les tarifs les plus élevés concernent des sorties en petit groupe avec biologiste à bord, sur voilier ou semi-rigide. Le prix seul ne permet pas de juger la qualité éthique de la sortie.

Catamaran, voilier ou semi-rigide

TypeConfortDiscrétionAccès aux zonesGroupe
CatamaranÉlevéFaible (moteur puissant)Bon20-40 pers.
VoilierMoyenÉlevée (navigation à voile possible)Bon8-15 pers.
Semi-rigideFaibleMoyenneTrès bon6-12 pers.

Le voilier offre la meilleure discrétion acoustique lorsque les moteurs sont coupés. Le semi-rigide permet une proximité visuelle avec la surface de l'eau, utile pour la photo-ID. Le catamaran convient aux familles avec enfants pour la stabilité.

Ce qui devrait être inclus

Une sortie de qualité inclut : un biologiste ou guide naturaliste formé à l'identification des espèces, un hydrophone pour écouter les vocalisations des cétacés, et une contribution aux bases de données de photo-identification (soumission sur Happywhale ou programme local). Ces éléments ne sont pas systématiques ; il faut les demander explicitement.

Politique d'annulation

La mer peut être agitée sur la côte ouest de Tenerife, surtout en hiver. Un opérateur sérieux propose un remboursement complet ou un report en cas d'annulation pour conditions météorologiques. Vérifier cette clause avant de réserver, notamment pour les réservations en ligne via des plateformes tierces.

Conservation et enjeux actuels pour les cétacés des Canaries

Voir les baleines aux Canaries, c'est aussi se confronter à des réalités de conservation qui concernent directement les populations que l'on observe.

Statut UICN des espèces présentes

Le cachalot (Physeter macrocephalus) est classé vulnérable sur la liste rouge de l'UICN (UICN, 2022). Le globicéphale tropical (Globicephala macrorhynchus) est en préoccupation mineure, mais les populations résidentes insulaires sont considérées comme distinctes et potentiellement plus fragiles que les populations pélagiques. Le rorqual commun (Balaenoptera physalus) est classé vulnérable (UICN, 2022), notamment en raison des collisions avec les navires.

Collisions avec les navires rapides

Le trafic maritime entre les îles Canaries est dense, avec des liaisons inter-îles assurées par des ferries rapides (jusqu'à 35 noeuds). Les rorquals en surface sont particulièrement exposés. Des collisions mortelles ont été documentées dans ce secteur. Plusieurs ONG, dont la Whale and Dolphin Conservation, plaident pour des couloirs de navigation adaptés et des réductions de vitesse dans les zones à forte densité de cétacés.

Pollution sonore et trafic maritime

Le détroit entre Tenerife et La Gomera est traversé par un trafic commercial et touristique intense. La pollution sonore sous-marine perturbe les communications acoustiques des cétacés, notamment les cachalots dont les clics de biosonar portent sur plusieurs kilomètres. Les études menées dans le cadre du projet LIFE IP INTEMARES signalent ce facteur comme une pression chronique sur les populations résidentes.

Contribuer à la recherche via la photo-ID

Chaque observateur peut participer activement à la recherche. Les photos de nageoires dorsales (globicéphales, dauphins) ou de flukes (cachalots) peuvent être soumises à la plateforme Happywhale, qui les intègre dans des bases de données de photo-identification partagées avec les chercheurs. Certains opérateurs locaux collectent eux-mêmes ces données à bord et les transmettent au programme SECAC. Demander à l'opérateur s'il participe à un tel programme est un bon indicateur de son engagement scientifique. 🐋

FAQ

  • Peut-on voir des baleines aux Canaries toute l'année ?

    Oui. Les globicéphales tropicaux et les grands dauphins sont résidents permanents dans le détroit entre Tenerife et La Gomera. D'autres espèces comme les cachalots et les rorquals sont plus fréquentes en hiver et au printemps, mais des observations ont lieu chaque mois de l'année. Les taux de contact avec les résidents dépassent 85 % sur les sorties matinales selon les opérateurs locaux.

  • Quelle est la distance minimale réglementaire pour approcher les baleines à Tenerife ?

    Le Decreto 178/2000 de la communauté autonome des Canaries fixe une distance minimale de 60 mètres pour les cétacés en général. Il interdit à plus de trois embarcations de stationner simultanément autour d'un groupe, et limite la durée de présence à 30 minutes. Certains opérateurs certifiés HQWW appliquent volontairement des distances plus conservatrices, souvent 100 mètres ou plus.

  • Depuis quel port partir pour voir les globicéphales à Tenerife ?

    Los Gigantes est le port le plus proche des zones de présence habituelle des globicéphales, sur la côte ouest de Tenerife. Les sorties depuis Puerto Colón (Costa Adeje) sont plus nombreuses, mais nécessitent un trajet plus long pour atteindre les mêmes zones. Pour une sortie plus intimiste, les départs depuis San Sebastián de La Gomera sont une alternative sérieuse.

  • Comment distinguer un rorqual commun d'un rorqual de Bryde aux Canaries ?

    Le rorqual commun (Balaenoptera physalus) présente une asymétrie de pigmentation sur la mâchoire inférieure, blanc à droite et sombre à gauche, et un souffle très haut pouvant dépasser 6 mètres. Le rorqual de Bryde (Balaenoptera edeni) est plus petit, son souffle est moins élevé, et il possède trois crêtes rostrales distinctives visibles de près ou sur photo. La symétrie de la mâchoire est également un critère utile.

  • Les sorties whale watching sont-elles adaptées aux enfants ?

    La plupart des opérateurs acceptent les enfants à partir de 3 ou 4 ans sur catamaran. La mer est généralement calme sur la côte sous le vent (sotavento) de Tenerife. Une sortie matinale sur un bateau à faible tirant d'eau limite le roulis. Il est conseillé de vérifier la politique de l'opérateur concernant les enfants en bas âge avant de réserver.

  • Peut-on nager avec les dauphins lors d'une sortie whale watching aux Canaries ?

    Non, si l'opérateur respecte la réglementation. La mise à l'eau intentionnelle avec des cétacés sauvages est interdite par le Decreto 178/2000. Tout opérateur proposant cette activité ne respecte pas le cadre légal en vigueur. C'est un signal d'alerte clair sur la qualité éthique de la prestation.

  • Comment contribuer à la recherche sur les cétacés des Canaries lors de ma visite ?

    Les photos de nageoires dorsales ou de flukes peuvent être soumises à la plateforme Happywhale pour contribuer aux bases de données de photo-identification. Certains opérateurs travaillent avec des programmes de recherche locaux, comme le programme SECAC, et collectent eux-mêmes les données à bord. Demander à l'opérateur s'il participe à un tel programme est un bon critère de sélection.

  • Le cachalot est-il facile à observer à Tenerife ?

    Le cachalot (Physeter macrocephalus) est présent dans les eaux profondes au large de Tenerife, mais les observations ne sont pas garanties. Il passe la majorité de son temps en plongée profonde, jusqu'à 3 000 mètres, pendant 45 à 60 minutes. Les meilleures chances se situent de décembre à avril, tôt le matin. Le souffle oblique vers la gauche est le critère d'identification le plus fiable à distance.